rtiste reconnue et appréciée pour son intelligence musicale,
sa grande versatilité et sa qualité vocale, la mezzo-soprano
Marie-Annick Béliveau s’impose sur la scène
musicale dans les répertoires les plus variés, allant de la
musique ancienne à la création vocale.
Sur la scène contemporaine, Marie-Annick Béliveau est une
figure désormais incontournable au Québec. Au cours des dix
dernières années, elle a créé plus d’une vingtaine d’œuvres,
la plupart écrites pour elle par des compositeurs de tous
les coins du monde.
Ses prestations sont régulièrement entendues sur les ondes
de Radio-Canada, CBC et Radio-France.
Récemment on a pu l’entendre dans un concert Stefan
Winkler à la Société des Arts Technologiques de Montréal,
ainsi que dans Das Lied von der Erde avec Ensemble
Fusions à Ottawa sous la direction de Paolo Bellomia.
Elle a créé les œuvres de Moiya Callahan
et Karappo Okesutura de Nicole Lizée,
la fesse noire et Spirale de Michelle
Boudreau.
À l’opéra, ses plus récents engagements inclus le rôle-titre
dans Dido and Aeneas de Purcell
avec Ensemble Telemann, Helga dans Lady Blancarosa
de Rudolf Komorous et Gertrude Stein dans
Asks Alice de Peter Hatch. Elle
a aussi chanté Beauty and the Beast de R.
Murray Schafer avec le quatuor Molinari en tournée
à Montréal, Ottawa et au festival Octobre-en-Normandie.
Invitée plusieurs fois à Royaumont pour Voix Nouvelles, on
lui a confié entre autre la création de Celos pour
voix seule de Marco-Antonio Pérez-Ramirez
et Puff IV de Takashi Tokunaga sous
la baguette de Rachid Safir.
On a pu récemment la voir et l’entendre dans le film The
Pines of Emily Carr du réalisateur Donald Winkler,
sur une musique de Jean Coulthard, une œuvre
qu’elle a interprété de nouveau l’été dernier au Festival
International de Musique de Chambre d’Ottawa.
Pour la tournée pan-canadienne Génération 2002, elle se joint
à l’Ensemble Contemporain de Montréal et son interprétation
de Berceuses pour enfants perdus d’avance au reste du
monde de Patrick Saint-Denis et de
Déflagration de Louis Dufort est saluée
partout par la critique. Elle est aussi l’invitée du Nouvel
Ensemble Moderne pour la création de Les Villes Invisibles
de Simon Bertrand et Jacques Tremblay,
et en 2005 pour chanter Lost de Fausto Romitelli.
Marie-Annick Béliveau a enregistré Wo bist du, Licht!
de Claude Vivier avec l’Ensemble de la Société
de Musique Contemporaine du Québec, album qui s’est vu décerner
le prix Opus 2002 pour le disque de l’année en musique contemporaine.
Avec l’Ensemble Contemporain de Montréal elle a enregistré
le Catalogue de Bombes Occidentales de André
Ristic, enregistrement en nomination pour le prix
Opus 2003.
En 2007, on entendra Marie-Annick Béliveau
entre autre créer le rôle-titre de Rimbaud,
la parole libérée de Marco-Antonio Pérez-Ramirez
à l’Opéra National de Montpellier et dans Le Marteau sans
Maître de Boulez, dans une production
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